Être Heureux(se), c'est un état d'esprit

7 pistes à exploiter pour changer d'état d'esprit et cultiver l'optimisme




L'idée que l'on se fait du bonheur est un tissu de croyances: "si je réussis mes études j'aurai un bon travail, je serai reconnu, et je serai heureux", si je rencontre l'amour, je serai plus épanoui", "si j'étais plus belle je serais mieux dans ma peau, on m'aimerait d'avantage et la vie serait plus facile","si j'avais plus d'argent je pourrais me payer plus de choses et cela me comblerait... on a tendance à toujours imaginer que notre vie pourrait être meilleure, que nos voisins sont plus chanceux... mais en réalité nous avons tous une vie faite de bons et de mauvais moments, d'évènements heureux et malheureux; et même si certains partent avec de meilleurs atouts alors que d'autres sont surexposés aux galères, nous avons tous le pouvoir d'accorder plus d'attention aux "jolies choses" de la vie, aux petites chances du quotidien, et à les faire fructifier, grandir, plutôt que de les mépriser dans l'attente de connaître mieux. En bref si être "heureux" était l'état permanent désiré, alors ce serait un état d'esprit : parce que ne vivre que de la joie, des bonheurs, du plaisir et de la sérénité ça n'existe pas! par contre se focaliser sur ce qui va bien, sur ce qui nous fait nous sentir bien, et attacher le moins d'importance possible aux galères et à tout ce qui va nous saper le moral, ça c'est possible!


Voici donc 7 principes qui ont l'air de lapalissades mais dont l'application qui n'est pas aussi simple (la preuve, on a beau trouver ça évident on ne le fait pas!) est la clé pour cheminer vers un état d'esprit positif, qui fait du bien:


1er principe:

Pour être bien dans sa peau, il faut y mettre du sien, il faut le vouloir. Si on passe sa vie à attendre que le Dieu de l'optimisme nous accorde sa grâce tout en restant négatif et spectateur passif, rien ne changera en nous. L'évolution nous a rendus doués pour accorder notre intérêt aux émotions négatives et y réagir (dans le but de notre survie, vous l'aurez compris) ; en revanche laisser entrer la bonne humeur est psychologiquement plus coûteux qu'être triste ou en colère, et faire durer le bien-être demande un entrainement, de la volonté et des efforts. En effet l'expression des émotions négatives amène des réponses immédiates, ce qui renforce leur attrait: les pleurs et la tristesse déclenchent la compassion, la colère impressionne...


Décider d'être en paix et de ne pas se laisser envahir par la colère ou la tristesse à la moindre contrariété permet de faire de la place pour les autres émotions, et de développer sa capacité à prendre du recul ainsi que de se préserver.


2ème principe:

Prendre soin de soi ce n'est pas seulement quand on a du temps de libre pour un sauna ou une balade qu'il faut y penser: c'est aussi et surtout quand on ne va pas bien, quand on rencontre un obstacle, des difficultés, que les émotions négatives et toxiques prennent le dessus, au risque de nous faire perdre le contrôle et de se prendre une grosse dose de cortisol (l'hormone du stress). La plupart du temps, les personnes anxieuses et stressées se replient sur elles même et ferment la porte à toute opportunité d'aller mieux: sortir prendre un verre, faire un peu d'exercice, éviter loisirs, amis et soutiens. En s'y prenant ainsi, on invite le stress et l'anxiété à s'installer durablement et à faire des dégâts sur notre santé; de plus se victimiser systématiquement engendre l'isolement et le malheur: on finit par tout voir en noir et par ne plus croire en personne, alors que c'est nous qui avons fermées toutes les portes.


Alors quand ça ne va pas, on essaie de ne pas se laisser abattre, on rebondit, on se distrait, on saisit les mains qui se tendent, et on se souvient qu'après la pluie vient le beau temps, qu'on va s'en sortir.


3ème principe:

Quand les pensées négatives, ou "ruminations" débarquent, on ne sait pas quand ça va s'arrêter: généralement ça tourne en boucle et tout le corps se met en alerte: palpitations, sueurs, maux de tête, crispation... les scénarios se bousculent et s'assombrissent, impossible de rester objectif et de se contrôler. S'en suivent des réactions, des paroles, des actes ou des choix sous le coup de l'impulsion, et que l'on a de grandes chances de regretter par la suite.


On ne peut pas supprimer les pensées négatives, alors il faut savoir les accepter et les accueillir, mais comme on le ferait avec un visiteur indésirable: on s'attarde le moins longtemps possible pour qu'elles partent sans tarder. Il faut laisser passer les idées noires comme un gros nuage orageux, et éviter de les nourrir, sous peine de se prendre la foudre sur la tête. Plus on apprend à les accepter sans chercher à les dominer, sans vouloir les analyser à chaud, plus on apprend à flexibiliser sa pensée et à faire entrer de meilleures énergies en soi.


4ème principe:

Du coup, vous l'aurez compris, si on attache trop d'importance aux pensées et aux émotions négatives, si on les retient trop longtemps, on les invite à revenir plus souvent, à s'installer plus durablement et on ne peut plus s'en débarrasser (vous savez, comme ce visiteur relou qui cherche à taper l'incruste mais que vous n'appréciez pas).


Les anxieux sont envahis de pensées toxiques et de ruminations qui pompent toute leur attention, toute leur énergie, et ne les laissent pas vivre en paix; et ils ont beau passer leur temps à se focaliser sur leurs soucis, ils ne trouvent pas pour autant de solutions, et au contraire, les soucis semblent même se multiplier à force d'être regardés de trop prés!


Ce qu'il faut comprendre c'est que l'inquiétude ou le stress sont un signal sensé être bref et nous amener à réagir de manière efficace, à trouver une solution. Or laisser ce signal se transformer en un état permanent est contre-productif, inefficace, et mauvais pour la santé (mentale et physique). Mettre en place un questionnement rationnel, une réflexion pragmatique pour sortir de son inquiétude et de ses problèmes est le seul moyen de débloquer une situation et de sortir de la boucle sans fin des ruminations.


5ème principe: