Développer son estime et sa confiance en soi

Dernière mise à jour : 21 févr.

Estime de soi et Confiance en soi ne sont pas la même chose, mais ces composantes de la personnalité sont liées, et sont indispensables à l'épanouissement et à l'accomplissement de l'individu. Il est important de travailler sur ces deux piliers pour avancer vers le succès.




L'estime de soi correspond à la valeur que l'on s'accorde, à l'image que l'on a de soi, et à l'amour que l'on se porte. Se surestimer peut être aussi problématique que de se sous estimer.


La confiance en soi quant a elle s'applique à l'évaluation que l'on se fait de ses capacités à agir : "suis je capable ou incapable?"

Quelles que soient nos qualités et nos compétences avérées, une mauvaise estime de soi et un manque de confiance en soi entravent inévitablement notre développement et notre parcours de vie.


Les origines de ces carences sont diverses, et il est intéressant d'en avoir conscience pour être lucide sur son cheminement ainsi que sur le décalage réel qui existe entre ce que nous sommes vraiment, et ce que les expériences de l'existence nous ont fait "croire" que nous sommes. Néanmoins, savoir pourquoi nous manquons d'assurance et de respect pour notre personne ne suffit pas. Il faut effacer l'ardoise et procéder à un nouveau conditionnement, en reprogrammant sa façon d'être et d'agir. La tâche peut sembler fastidieuse, pourtant, dites vous que vous avez l'opportunité de "rattraper"votre vie. Reprendre confiance en soi vous permettra d'être vous-même.


Oser être soi

Commencer sa vie en refoulant ses émotions et en renonçant à ses propres besoins au profit d'autrui (parents, fratrie, compagnon, amis...) conduit à se développer sur la base d'une méconnaissance de soi, pire d'une interdiction d'être soi. La structure qui en résulte est un château de cartes fragile et sans réelle consistance, qui s'écroule à chaque épreuve de l'existence. L'individu se sentant vulnérable choisit alors de ne prendre aucun risque, afin d' éviter l'effondrement, et il reste dans l'inertie pour ne pas faire de vague.

Se construire ( tant bien que mal ) dans le rejet ou dans l'ombre d'autrui peut déboucher sur une personnalité indécise, ayant des difficultés à définir ses propres envies. On peut aussi ne pas se sentir à la hauteur de ce qui nous attire et ne pas s'autoriser à aller chercher ce qui nous conviendrait mieux. Il s'agit d'auto sabotage, de l'écho des voix du passé.


Croire en soi et se faire respecter afin de pouvoir être soi même est une mission accessible à n'importe quel moment de sa vie, en y travaillant progressivement. Il s'agit de considérer cette démarche comme un défi primordial, dans lequel il faut mettre toute son énergie dans des actes concrets et planifiés.


Le manque de confiance en soi empêche d'avancer et d'aller vers soi autant que vers les autres.

Il est essentiel de se réapproprier le pouvoir d'être soi même, de reprendre sa croissance psychique et de s'accorder le droit de vivre. Pour ce faire il faut accepter et apprivoiser ses émotions, reconnaître ses besoins et se construire une identité propre, assumer ses opinions, ses valeurs et ses aspirations profondes. Agir conformément à ce qui a de l'importance pour soi est primordial; on ne peut pas toujours satisfaire les autres, en revanche nous avons le devoir de faire ce qui est le mieux pour soi.



Se réactualiser est le propre de l'homme

La "tendance actualisante" est ce que le psychologue humaniste Carl Rogers décrit comme le "potentiel de transformation et d’évolution de chaque personne inscrit au plus profond de son être."


D'aprés Rogers, tout individu dispose de ressources et de compétences - qui ne sont pas toujours exploitées - mais qu'un certain reconditionnement peut activer.


Il explique également que dans tout organisme, à quelque niveau que ce soit, "il existe un flux sous-jacent de mouvement vers la réalisation constructive de ses possibilités inhérentes». (Rogers 1980)


Autant dire qu'il n'est jamais impossible ni trop tard pour travailler sur soi et débloquer sa nature profonde. D'autant qu'étouffer sa véritable personnalité et ses aspirations est assurément nuisible à la santé mentale et physique. Stagner est contraire au développement de l'être vivant, sauf en situation de survie ou de protection. Or, survivre n'est pas vivre, et il est fondamental d'avoir le courage de sauter dans le grand bassin de la vie pour accomplir des choses qui ont du sens. Pensez à la sensation d'avoir franchi ce cap et à la satisfaction d'être sur la bonne voie pour grandir et vous ouvrir au monde. La peur n'est qu'une émotion et il faut s'y confronter. Il est possible de la dépasser graduellement en vous fixant des défis. Chaque petit défi relevé contribue à nourrir la confiance en soi et l'estime de soi. L'expérience est indispensable, il faut cesser de réfléchir trop et passer à l'action.


Agir sur soi et agir pour soi.

Comment? en cultivant la bonne attitude par des comportements valorisants. La personne qui se sous estime et qui vit dans la peur de l'échec a, tout au long de son développement, mis son énergie dans la mise en place de stratégies d'évitement. L'objectif est de réorienter cette énergie sur des stratégies constructives et positives comme la persévérance, le droit à l'erreur (trop souvent bridé dans l'enfance), la capacité à tenter des choses et prendre des risques.


Rien n'est insurmontable quand on procède étape par étape et que l'on estime mériter ce qu'il y a au bout.